Conseil en gestion de patrimoine : étude de cas d'une optimisation fiscale et patrimoniale complète
Comment Laurent et Stéphanie ont transformé leur situation patrimoniale : de "on paie trop d'impôts" à une stratégie complète générant +22 000 € d'économies annuelles.
Quand Laurent et Stéphanie ont poussé la porte de notre cabinet, ils avaient une demande simple : « On paie trop d'impôts, aidez-nous à optimiser ça. »
Ce qu'ils ne savaient pas encore, c'est que leur fiscalité n'était que la partie visible de l'iceberg. En creusant, nous avons découvert des risques qu'ils ignoraient, des opportunités qu'on ne leur avait jamais présentées, et des leviers qui allaient transformer bien plus que leur feuille d'impôts.
« On voulait juste payer moins d'impôts »
Le premier rendez-vous : ce qu'ils nous ont dit
Laurent, 46 ans, dirige une entreprise de services informatiques qu'il a créée il y a 12 ans. Stéphanie, 45 ans, est cadre dans un groupe industriel. Ensemble, ils ont deux enfants : Emma, 16 ans, et Lucas, 13 ans.
Leurs revenus sont confortables. Entre le salaire de Stéphanie et les dividendes que se verse Laurent, le foyer déclare environ 185 000 € par an. Résultat : une facture fiscale qui dépasse les 42 000 € — et un sentiment persistant de « travailler pour l'État ».
« On a l'impression de bien gagner notre vie, mais il ne nous reste pas grand-chose à la fin. »
Le diagnostic : ce que nous avons découvert
Après notre audit patrimonial complet, la photo qui s'est dessinée était bien différente de leur perception initiale :
| Élément | Situation constatée | Problème identifié |
|---|---|---|
| Régime matrimonial | Communauté légale (par défaut) | Inadapté au statut de dirigeant |
| Épargne bancaire | 127 000 € en assurance-vie | Frais de 2,8%/an, fonds euro à 1,2% |
| Liquidités | 43 000 € sur compte courant | Aucun rendement, érosion inflation |
| Livrets enfants | 12 000 € au nom des enfants | Risque juridique et fiscal |
| Trésorerie entreprise | 89 000 € sur compte pro | Placement à 0% |
| Protection du conjoint | Aucune disposition | Risque majeur en cas de décès |
| Assurance emprunteur | Contrat groupe initial (2017) | Jamais renégocié |
- Un audit patrimonial ne se limite jamais à la fiscalité
- Les « angles morts » sont souvent plus coûteux que les impôts eux-mêmes
- La situation « par défaut » (régime matrimonial, contrats bancaires) est rarement optimale
« On ne savait pas qu'on prenait des risques »
Au fil de nos échanges, Laurent et Stéphanie ont réalisé que certaines de leurs habitudes, parfaitement logiques en apparence, comportaient des risques réels qu'ils n'avaient jamais envisagés.
Le régime matrimonial : une bombe à retardement
Mariés en 2005 sans contrat, Laurent et Stéphanie sont sous le régime de la communauté légale. À première vue, rien d'anormal — c'est le régime de la majorité des couples français.
Sauf que Laurent est dirigeant d'entreprise. En cas de difficulté de sa société, les créanciers pourraient potentiellement saisir les biens communs du couple — y compris la résidence principale. Et en cas de décès de Laurent, Stéphanie se retrouverait en indivision avec ses propres enfants pour la gestion de l'entreprise.
Les livrets des enfants : le faux bon réflexe
Comme beaucoup de parents, Laurent et Stéphanie alimentaient régulièrement les livrets ouverts au nom d'Emma et Lucas. Ce qu'ils ignoraient : juridiquement, cet argent appartient aux enfants. Le jour de leurs 18 ans, ils pourront en disposer librement — sans que leurs parents aient leur mot à dire.
L'assurance emprunteur : 14 400 € partis en fumée
En 2017, Laurent et Stéphanie ont acheté leur résidence principale avec un crédit de 380 000 € sur 20 ans. Coût mensuel de l'assurance : 187 €. Or, depuis la loi Lemoine, une délégation d'assurance aux garanties équivalentes coûte 67 €/mois. Soit 120 € d'économie mensuelle, ou 14 400 € sur la durée restante.
Les « angles morts » découverts
Ce que Laurent et Stéphanie ignoraient avant le bilan patrimonial
Régime matrimonial inadapté
Communauté légale par défaut — aucune protection du patrimoine du dirigeant ni du conjoint survivant.
Protection du conjoint absente
Aucune donation entre époux ni testament — Stéphanie vulnérable en cas de décès de Laurent.
Épargne bancaire surchargée
Assurance-vie avec 3% de frais d'entrée et 0,95% de gestion annuelle. Rendement réel négatif après inflation.
Livrets enfants à risque
12 000 € au nom des enfants — juridiquement leur propriété, risque de requalification fiscale.
Assurance emprunteur groupe
Contrat initial jamais renégocié depuis 2017 malgré les évolutions légales et tarifaires.
Trésorerie dormante
89 000 € sur compte pro à 0% — aucune optimisation du cash excédentaire de l'entreprise.
- Le régime matrimonial par défaut ne protège pas le conjoint d'un dirigeant
- L'argent sur un livret au nom d'un enfant lui appartient légalement
- L'assurance emprunteur peut être renégociée à tout moment depuis 2022
- Sans testament ni donation entre époux, le conjoint survivant est vulnérable
« Notre banquier ne nous avait jamais parlé de ça »
Une fois le diagnostic posé, nous avons construit avec Laurent et Stéphanie un plan d'action global. Pas une liste de produits à souscrire, mais une stratégie patrimoniale cohérente.
Réorganiser l'épargne : de 1,2% à 4,8% de rendement
Leur assurance-vie bancaire affichait des frais sur versement de 3%, des frais de gestion de 1,45%, et une allocation 100% fonds euros à 1,2%. En net d'inflation, ils perdaient de l'argent chaque année.
Notre recommandation : transférer progressivement vers un contrat en architecture ouverte avec une allocation diversifiée adaptée à leur profil — 30% fonds euros nouvelle génération / 70% unités de compte (immobilier, actions internationales, private equity).
Faire travailler la trésorerie d'entreprise
Les 89 000 € dormant sur le compte professionnel représentaient un coût d'opportunité significatif. Nous avons identifié le niveau de trésorerie opérationnelle nécessaire (~35 000 €) et placé l'excédent sur un contrat de capitalisation entreprise. Rendement attendu : 3,2% net, soit environ 1 700 €/an.
La transformation en chiffres
Comparatif de la situation de Laurent et Stéphanie
Avant
Après
- L'architecture ouverte permet d'accéder aux meilleurs fonds du marché sans frais d'entrée
- La rémunération du dirigeant doit être optimisée globalement (IR + charges + retraite)
- Les donations aux enfants peuvent être structurées pour garder le contrôle
- La trésorerie d'entreprise excédentaire peut générer des revenus complémentaires
« Trois ans plus tard »
Nous accompagnons Laurent et Stéphanie depuis maintenant trois ans. Voici ce qui a changé — et ce qui continue d'évoluer.
Le bilan chiffré
| Poste | Gain annuel |
|---|---|
| Économie sur frais d'épargne | + 2 850 € |
| Surperformance estimée des placements | + 4 300 € |
| Optimisation rémunération (cotisations retraite) | + 8 700 € |
| Économie assurance emprunteur | + 1 440 € |
| Revenus trésorerie entreprise | + 1 700 € |
| Réduction fiscalité (PER + arbitrages) | + 3 200 € |
| TOTAL | + 22 190 €/an |
Les ajustements en cours de route
Un patrimoine, ça vit. En trois ans, nous avons dû adapter la stratégie plusieurs fois :
→ Année 1 : la mère de Stéphanie est décédée. Nous avons intégré la succession entrante (un appartement locatif) dans la stratégie globale et optimisé sa fiscalité (passage au régime réel, travaux déductibles).
→ Année 2 : Laurent a eu une opportunité de croissance externe. Nous avons revu la structure de rémunération pour dégager la capacité d'investissement nécessaire.
→ Année 3 : Emma entre en terminale. Nous avons commencé à planifier le financement de ses études supérieures et préparé une donation-partage avec Lucas.
Ce qui a changé au-delà des chiffres
« Avant, on avait l'impression de subir notre situation financière. Aujourd'hui, on la pilote. »
Ce que Laurent et Stéphanie soulignent le plus souvent, ce n'est pas tant le gain financier. C'est le sentiment de sérénité. De savoir que si quelque chose arrive, les choses sont prévues. De ne plus se poser de questions sur « est-ce qu'on fait les bons choix ».
Et surtout : d'avoir un interlocuteur unique qui connaît leur situation dans sa globalité, disponible quand une question se pose ou quand un événement survient.
Projection patrimoniale à 10 ans
Évolution de l'épargne de Laurent et Stéphanie
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
- L'accompagnement patrimonial est un processus continu, pas une prestation ponctuelle
- Les événements de vie (succession, projet pro, études des enfants) nécessitent des ajustements
- La valeur d'un conseiller se mesure aussi à sa réactivité et sa disponibilité
- Le vrai gain est souvent la tranquillité d'esprit autant que le rendement financier
Et vous ?
Laurent et Stéphanie pensaient avoir une question fiscale. Ils avaient en réalité besoin d'une stratégie patrimoniale.
Leur situation n'a rien d'exceptionnel. Chaque semaine, nous rencontrons des couples comme eux : des revenus confortables, une épargne qui s'accumule, des projets pour les enfants — mais personne pour relier tous ces éléments et poser les bonnes questions.
Parce que votre banquier n'a pas vocation à vous parler de votre régime matrimonial. Votre notaire ne connaît pas votre assurance-vie. Votre comptable ne sait pas combien vous avez sur votre compte courant personnel. Et aucun d'entre eux ne se réveille la nuit en se demandant si votre conjoint serait protégé s'il vous arrivait quelque chose.
Découvrez vos « angles morts »
Un premier échange de 30 minutes suffit souvent à identifier vos principaux risques et opportunités. Sans engagement, sans jargon.
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