Les ETF : bonne idée ou mauvaise stratégie d'investissement ?
Les ETF : guide complet pour investir intelligemment en 2026
19 850 milliards de dollars d'encours mondiaux, 343 milliards d'euros de collecte en Europe : les ETF s'imposent comme l'outil d'investissement incontournable. Fonctionnement, frais, gestion passive vs active, meilleurs ETF pour l'investisseur français et stratégie patrimoniale.
- Un ETF (Exchange Traded Fund) est un fonds coté en Bourse qui réplique un indice boursier, un secteur ou une classe d'actifs, avec des frais très réduits (0,05 à 0,50 % par an).
- 19 850 milliards de dollars d'encours mondiaux fin 2025 — un record absolu, en hausse de +34 % sur un an.
- L'étude SPIVA montre que 90 à 97 % des fonds gérés activement ne battent pas leur indice de référence sur 10 ans.
- En France, les ETF sont accessibles via le PEA, l'assurance-vie, le PER et le compte-titres.
- Un ETF n'est pas une stratégie en soi : c'est un véhicule. L'accompagnement d'un conseiller en gestion de patrimoine reste essentiel pour l'intégrer dans une allocation d'actifs cohérente.
1Qu'est-ce qu'un ETF ?
Un ETF — pour Exchange Traded Fund, ou fonds négocié en Bourse — est un fonds d'investissement coté sur un marché boursier, que l'on peut acheter et vendre en continu pendant les heures d'ouverture du marché, exactement comme une action.
L'objectif d'un ETF est de répliquer la performance d'un indice de référence : le CAC 40, le S&P 500, le MSCI World, un indice obligataire, un panier de matières premières, etc. On parle de gestion passive ou indicielle : au lieu de chercher à « battre le marché », l'ETF se contente de le suivre, avec des frais de gestion minimaux.
Le premier ETF a été créé aux États-Unis en 1993 (le célèbre SPDR S&P 500, surnommé « Spider »). Depuis, l'industrie a connu une croissance exponentielle, avec aujourd'hui plus de 15 800 produits disponibles dans le monde, gérés par 967 émetteurs et cotés sur 83 places boursières dans 65 pays.
2Un marché en plein essor : les chiffres clés en 2026
L'année 2025 a été une année de records absolus pour l'industrie mondiale des ETF. Les encours ont franchi pour la première fois la barre symbolique des 19 000 milliards de dollars, portés par des marchés actions dynamiques et un afflux massif d'investisseurs individuels et institutionnels.
Voici les chiffres marquants de l'industrie mondiale des ETF à fin décembre 2025 :
| Indicateur | Valeur fin 2025 | Variation vs 2024 |
|---|---|---|
| Encours mondiaux | 19 850 milliards $ | +33,7 % |
| Collecte nette annuelle | 2 400 milliards $ | Record absolu |
| Nombre de produits | 15 807 ETF | +1 200 nouveaux |
| Nombre de fournisseurs | 967 | +173 nouveaux en 2025 |
| Mois consécutifs de collecte positive | 79 mois | Depuis mai 2019 |
En Europe, l'industrie des ETF a franchi un cap historique avec 343 milliards d'euros de collecte nette en 2025, bien au-delà du précédent record de 254 milliards en 2024. Les trois leaders mondiaux — iShares (BlackRock, 28 % de part de marché), Vanguard (21,4 %) et SPDR (State Street, 10,1 %) — contrôlent à eux seuls 60 % du marché mondial. En Europe, Amundi confirme sa deuxième place avec plus de 300 milliards d'euros d'encours, derrière iShares.
3Pourquoi les frais des ETF sont-ils si bas ?
L'un des principaux atouts des ETF est leur structure de coûts très compétitive. Alors qu'un fonds d'investissement traditionnel géré activement facture en moyenne 1,50 à 2,50 % de frais de gestion annuels en France, un ETF indiciel se situe entre 0,05 % et 0,50 % selon la classe d'actifs et la complexité de l'indice répliqué.
Cette différence considérable s'explique par plusieurs facteurs structurels :
L'automatisation de la gestion
Un ETF indiciel se contente de répliquer mécaniquement la composition d'un indice. Pas de comité d'investissement, pas de stock-picking, pas de recherche fondamentale coûteuse. Le processus est largement automatisé, ce qui réduit considérablement les charges de personnel et de fonctionnement.
L'absence de frais de distribution
Les ETF se négocient directement en Bourse : pas besoin de rémunérer un réseau de distributeurs (banques, assureurs) par des rétrocessions, contrairement aux fonds traditionnels où ces commissions pèsent lourd dans les frais facturés à l'investisseur.
Les économies d'échelle
Les plus gros ETF mondiaux gèrent des dizaines voire des centaines de milliards d'euros d'actifs (l'iShares Core S&P 500 dépasse 118 milliards d'euros d'encours en Europe). Ces volumes colossaux permettent de répartir les coûts fixes sur un nombre d'investisseurs considérable, réduisant les frais unitaires à un niveau minimal.
4Gestion passive vs gestion active : que disent les chiffres ?
Le débat entre gestion passive et gestion active est l'un des plus documentés de la finance contemporaine. Et les données convergent : sur le long terme, la grande majorité des fonds gérés activement ne parviennent pas à surperformer leur indice de référence, une fois les frais déduits.
Les enseignements de l'étude SPIVA
Publiée deux fois par an par S&P Dow Jones Indices, l'étude SPIVA (S&P Indices Versus Active) est la référence mondiale en la matière. Elle compare la performance nette de frais des fonds gérés activement à celle de leur indice de référence.
Les résultats sont sans équivoque : sur une décennie, plus de 90 % des fonds gérés activement échouent à battre leur benchmark dans la quasi-totalité des catégories. Les deux prix Nobel d'économie Eugene Fama (2013) et William Sharpe (1990) ont chacun démontré ce phénomène sous des angles complémentaires : le marché est globalement efficient, et la performance moyenne des fonds actifs est mécaniquement égale à celle du marché, diminuée de leurs frais.
Une nuance importante
Ce constat ne signifie pas que la gestion active est sans valeur. Elle conserve un intérêt dans certains contextes précis : les petites capitalisations (où l'information est moins bien arbitrée), les obligations d'entreprise (où la sélection de crédit peut créer de la valeur), et les marchés de niche. En 2024, par exemple, 70 % des fonds actifs de petites capitalisations américaines ont surperformé leur indice S&P 600 — un résultat historique, mais exceptionnel.
5Les méthodes de réplication d'un ETF
Tous les ETF ne répliquent pas leur indice de la même manière. On distingue trois grandes méthodes, chacune avec ses avantages et ses limites :
Réplication physique complète
L'ETF détient réellement tous les titres de l'indice, dans les mêmes proportions. C'est la méthode la plus transparente et la plus intuitive. Elle est privilégiée par iShares et Vanguard pour les grands indices liquides (S&P 500, MSCI World).
Réplication physique optimisée (échantillonnage)
L'ETF détient un échantillon représentatif de l'indice plutôt que la totalité des titres. Cette approche est utilisée lorsque l'indice comporte un très grand nombre de valeurs (par exemple le MSCI Emerging Markets IMI avec plus de 3 000 titres) ou des valeurs peu liquides.
Réplication synthétique (swap)
L'ETF ne détient pas les titres de l'indice. Il conclut un contrat d'échange (swap) avec une banque contrepartie qui s'engage à lui verser la performance de l'indice. Cette méthode présente un avantage crucial en France : elle permet de créer des ETF éligibles au PEA qui répliquent des indices non européens (S&P 500, MSCI World, MSCI Emerging Markets) en détenant un panier d'actions européennes comme collatéral.
6Sur quels segments peut-on investir en ETF ?
L'un des atouts majeurs des ETF est l'étendue des segments accessibles. En 2026, il existe un ETF pour pratiquement chaque classe d'actifs, chaque zone géographique et chaque thématique :
Indices boursiers nationaux et mondiaux
C'est le cœur du marché. Les ETF permettent de s'exposer au CAC 40, au S&P 500, au DAX 40, au Nikkei 225, au MSCI World, au MSCI ACWI ou au FTSE 100 en un seul clic.
Secteurs et thématiques
Technologie, santé, énergie, défense, intelligence artificielle, semi-conducteurs, cybersécurité, énergies renouvelables, blockchain… Les ETF thématiques permettent de surpondérer un secteur de conviction. Le Nasdaq Composite reste l'une des expositions sectorielles les plus populaires.
Obligations
Les ETF obligataires ont connu un essor remarquable en 2025, captant 65 milliards d'euros de collecte en Europe. Ils couvrent les obligations d'État, les obligations d'entreprise (investment grade et high yield), les obligations indexées sur l'inflation, et les obligations des marchés émergents.
Matières premières
L'or, l'argent, le pétrole, les métaux industriels… Les ETC (Exchange Traded Commodities) et ETF matières premières ont récolté plus de 17 milliards d'euros en Europe en 2025, portés par la hausse spectaculaire de l'or.
Investissement responsable (ESG)
Les ETF intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance se sont généralisés. Cependant, leur part dans la collecte totale a reculé en 2025 (seulement 2,6 % de la collecte actions en Europe), signe d'un recentrage des investisseurs sur la performance plutôt que sur les labels.
Marchés émergents
Les ETF MSCI Emerging Markets permettent de s'exposer à la Chine, à l'Inde, à Taïwan, à la Corée du Sud et à une vingtaine d'autres économies en développement. Avec +34 % de performance en 2025, les émergents ont signé leur meilleure année depuis 2017.
7ETF capitalisant vs distribuant
Lors du choix d'un ETF, un paramètre souvent sous-estimé est la politique de distribution des revenus (dividendes pour les actions, coupons pour les obligations) :
ETF capitalisant (Acc ou C)
Les revenus sont automatiquement réinvestis dans le fonds. L'investisseur ne perçoit rien ; la valeur de sa part augmente d'autant. C'est le choix optimal dans la plupart des cas pour un investisseur français, car il diffère l'imposition et maximise l'effet de capitalisation composée.
ETF distribuant (Dist ou D)
Les revenus sont versés périodiquement sur le compte de l'investisseur (généralement trimestriellement ou annuellement). Ce choix convient aux investisseurs qui recherchent des revenus réguliers, par exemple pour compléter une retraite.
8Les enveloppes fiscales pour investir en ETF en France
En France, le choix de l'enveloppe fiscale est au moins aussi important que le choix de l'ETF lui-même. Chaque enveloppe offre un cadre fiscal distinct :
Le PEA (Plan d'Épargne en Actions)
Le PEA est la vitrine de l'investissement en ETF pour les particuliers français. Après 5 ans de détention, les plus-values et dividendes sont exonérés d'impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent). Le plafond de versement est de 150 000 €. Les ETF éligibles au PEA répliquent des indices non européens via la réplication synthétique. D'après Morningstar, 95 ETF sont actuellement éligibles au PEA en France, dominés par Amundi (62 ETF), iShares (9) et BNP Paribas (14).
L'assurance-vie et le contrat de capitalisation
L'assurance-vie et le contrat de capitalisation permettent d'accéder aux ETF en unités de compte, avec une fiscalité avantageuse après 8 ans (abattement de 4 600 € / 9 200 € pour un couple) et un cadre de transmission privilégié. L'assurance-vie luxembourgeoise offre un accès encore plus large à l'univers des ETF, sans les restrictions de référencement des contrats français.
Le PER (Plan d'Épargne Retraite)
Le PER permet de déduire les versements du revenu imposable et de capitaliser sur des ETF en unités de compte jusqu'à la retraite. C'est l'enveloppe idéale pour les contribuables à tranche marginale élevée.
Le compte-titres ordinaire (CTO)
Le CTO offre un accès illimité à l'ensemble des ETF cotés dans le monde, sans restriction d'éligibilité ni plafond de versement. En contrepartie, les plus-values sont soumises au PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) de 30 % ou au barème progressif de l'IR. C'est le complément naturel du PEA une fois le plafond atteint.
9Les meilleurs ETF pour l'investisseur français en 2026
Le choix d'un ETF dépend de l'enveloppe fiscale, de l'indice cible, des frais et de l'encours du fonds. Voici une sélection des ETF les plus pertinents pour un investisseur français :
ETF éligibles au PEA
Seuls les ETF utilisant la réplication synthétique permettent d'accéder aux indices non européens via le PEA. Amundi domine ce segment avec 62 ETF éligibles et 37 milliards d'euros d'encours.
| ETF (PEA) | Indice | ISIN | Frais (TER) | Encours |
|---|---|---|---|---|
| Amundi MSCI World | MSCI World | LU1681043599 | 0,38 % | ~5,5 Md€ |
| Amundi PEA S&P 500 | S&P 500 | FR0011871128 | 0,15 % | ~3,8 Md€ |
| BNP Paribas Easy S&P 500 | S&P 500 | FR0011550185 | 0,15 % | ~5,0 Md€ |
| Amundi PEA Emerging ESG | MSCI EM ESG Transition | FR0013412020 | 0,30 % | ~520 M€ |
| Amundi PEA Euro Stoxx 50 | Euro Stoxx 50 | FR0007054358 | 0,20 % | ~1,8 Md€ |
ETF accessibles en CTO, assurance-vie et contrat de capitalisation
En dehors du PEA, l'investisseur accède aux ETF à réplication physique avec des frais encore plus bas :
| ETF (CTO / AV) | Indice | ISIN | Frais (TER) | Encours |
|---|---|---|---|---|
| iShares Core MSCI World | MSCI World | IE00B4L5Y983 | 0,20 % | ~85 Md€ |
| iShares Core S&P 500 | S&P 500 | IE00B5BMR087 | 0,07 % | ~118 Md€ |
| Vanguard FTSE All-World | FTSE All-World | IE00BK5BQT80 | 0,22 % | ~20 Md€ |
| iShares Core MSCI EM IMI | MSCI EM IMI | IE00BKM4GZ66 | 0,18 % | ~29 Md€ |
| iShares € Corp Bond | Bloomberg € Agg Corporate | IE00B3F81R35 | 0,20 % | ~14 Md€ |
10Les risques et limites des ETF
Les ETF ne sont pas dépourvus de risques. Ils restent des instruments de marché, soumis aux mêmes aléas que les actifs qu'ils répliquent :
Risque de marché
Un ETF actions réplique fidèlement son indice… y compris à la baisse. Lors du krach COVID en mars 2020, le MSCI World a perdu -34 % en quelques semaines. L'ETF ne protège pas de la volatilité ; il ne fait que la suivre.
Risque de concentration
Les indices pondérés par la capitalisation sont naturellement concentrés. Fin 2025, les 10 premières positions du MSCI World représentent environ 25 % de l'indice, dont une majorité d'actions technologiques américaines. Un portefeuille « diversifié » via un seul ETF MSCI World est en réalité exposé à ~72 % aux États-Unis.
Tracking error
L'ETF ne réplique pas parfaitement son indice. L'écart de suivi (tracking difference) dépend des frais, de la méthode de réplication, du traitement des dividendes et des conditions de marché. Il est généralement faible pour les grands ETF liquides (quelques centièmes de pourcent par an).
Risque de liquidité en période de stress
En théorie, les ETF sont extrêmement liquides. En pratique, lors de chocs de marché violents, les spreads (écarts achat/vente) peuvent s'élargir significativement, et le prix de l'ETF peut temporairement s'écarter de la valeur réelle de ses actifs sous-jacents (décote ou prime).
Risque systémique lié à la taille
Avec près de 20 000 milliards de dollars d'encours et une part croissante des volumes d'échanges quotidiens, certains analystes s'interrogent sur l'impact systémique d'un retrait massif des ETF en période de panique. Ce risque reste théorique mais mérite d'être mentionné.
11La montée des ETF actifs : une nouvelle frontière
L'un des phénomènes les plus marquants de 2025 est l'essor fulgurant des ETF à gestion active. Ces produits combinent la structure cotée en Bourse et les frais réduits d'un ETF avec une gestion discrétionnaire par un gérant humain, visant à surperformer (ou à réduire le risque par rapport à) un indice de référence.
Les chiffres sont éloquents : en 2025, les ETF actifs ont capté 637 milliards de dollars de collecte nette au niveau mondial, soit environ un tiers de l'ensemble des flux ETF. Leurs encours ont atteint 1 860 milliards de dollars, en hausse de +59 % sur l'année. On dénombre désormais plus de 4 495 ETF actifs dans le monde. En Europe, leur part reste plus modeste (environ 3 % des encours et 8 % de la collecte), mais la dynamique est engagée.
Les principales catégories d'ETF actifs incluent les stratégies de « Research Enhanced Index » (JP Morgan), les stratégies obligations flexibles (PIMCO), et les approches factorielles ou thématiques. Leurs frais se situent généralement entre 0,30 % et 0,70 % — nettement moins que les fonds classiques, mais plus que les ETF passifs.
12Le rôle du CGP dans la sélection d'ETF
Avec plus de 15 800 ETF disponibles dans le monde et 911 agréés à la vente en France, le choix peut sembler vertigineux. Le rôle d'un conseiller en gestion de patrimoine indépendant (CGP) prend ici toute sa dimension :
Diagnostic patrimonial global. Avant de sélectionner un ETF, il faut définir vos objectifs, votre horizon de placement, votre tolérance au risque et votre situation fiscale. Un ETF MSCI World n'a pas la même place dans le portefeuille d'un trentenaire en phase de constitution que dans celui d'un retraité à la recherche de revenus.
Optimisation des enveloppes fiscales. Le CGP détermine quelle part de votre épargne placer en PEA, en assurance-vie, en contrat de capitalisation ou en PER, pour maximiser l'efficacité fiscale de vos investissements ETF.
Construction d'une allocation sur mesure. Au-delà des ETF, une allocation patrimoniale complète intègre de l'immobilier (SCPI), du private equity, des produits structurés, des fonds en euros et éventuellement des fonds actifs de conviction. L'ETF est une brique parmi d'autres.
Sélection et suivi rigoureux. Tous les ETF ne se valent pas. Le CGP analyse le tracking error, l'encours, la liquidité, la méthode de réplication, la politique ESG et les frais réels (TER + coûts de transaction) pour sélectionner les supports les plus adaptés.
Accompagnement dans la durée. Le rééquilibrage périodique du portefeuille, l'adaptation de l'allocation en fonction des événements de vie et les ajustements en cas de mouvement de marché important font partie intégrante de la mission d'un CGP.
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